C'est le printemps !

C'est le printemps !

Ouais... c'est très scientifique de dater les saisons, mais la Nature s'en moque et fait ce qu'elle veut.

Donc nous finissons l'hiver et attaquons le printemps avec des gelées nocturnes sévères... des coups de bise glaciale... après avoir eu - presque - trop chaud le mois dernier... Y a plus de saisons !

Le côté amusant de la chose, c'est que j'ai pu entendre cette litanie alors que j'étais gamin... ça fait donc longtemps, très longtemps. La mémoire humaine est sujette à quelques défaillances. Bien sûr, les relations inter-astrales, les équinoxes, les solstices, c'est très réel et calculable... mais au niveau du sol, c'est autre chose. Restons terre- à-terre et adaptons-nous aux conditions locales, c'est moins stressant.

La migration a débuté et nous offre quelques les surprises.

Arrivée des premiers Milans noirs, de quelques discrets Traquets pâtres, des Bergeronnettes grises et des Rougequeues noirs... D'autres sont déjà bien installés, ainsi les nidifications précoces des Cincles plongeurs, les visites de sites favorables, les premiers apports de matériaux de construction... ça bouge.

Quelques exemples:

L'Etourneau semble assurer sa présence, la femelle vient régulièrement au nid et aménage la loge. Le mâle apporte des matériaux divers et inattendus. Souvent ils sont tous deux dans la loge et on les voit s'affairer.

Feuilles et fleurs, brindilles ou paille récoltée dans un pâturage voisin

Au bord de la rivière, l'activité est plus marquée. Les Bergeronnettes des ruisseaux s'activent et les mâles chantent ou recherchent des emplacements favorables afin d'y attirer les femelles.



Toujours en mouvement, il arpente la rivièe.

De la mousse... des cavités... il y aura de quoi faire ...

Les Cincles plongeurs sont en avance, comme il se doit. Le nid est quasiment terminé, on fignole. La ponte ne va pas tarder - ou a déjà commencé ??? - Le nid est bien caché entre les pierres du vieux pont.

Parfois, le mâle se met à parader... à cause du passage d'un concurrent ou simplement pour décharger le trop-plein d'énergie. Allez comprendre...

Les matériaux sont très diversifiés.

Et les becquées souvent encombrantes

Mâle et femelle participent. L'union fait la force...

La femelle est à l'intérieur, le mâle s'arrête sur le seuil... Bien caché, le nid !

Tout ça vaut bien une petite pause ! Etirements.. stretching !

Les rituels sont stéréotypés et complexes

Mais les retours de neige inattendus renversent la situation. Les vents ont plâtré les combes et falaises, de lourds nuages noirs contrastent avec les forêts enneigées et momentanément ensoleillées.. Le brouillard s'est allié au froid pour parer les arbes de givre.

A l'est du Gpre Virat

Sur la Combe de la Hue

Contrastes sur Maljon

Là bas. derrière les nuages, les Alpes...

Effets de givre et de brouillard

En redescendant, la prudence est de rigueur

Et pourtant, les fleurs hâtives et impatientes nous offrent quelques opportunités intéressantes.



Perce-neige, bien sûr...

Rose de Noël ou Hellébore oriental du jardin - un peu en retard cette année !

Et les méconnues et discrètes fleurs du Daphné lauréole, le laurier de nos forêts

Suite avec une sous-page présentant un choix d'images prises lors de l'arrêt inattendu de trente Cigognes blanches dans le Grand Val. Un peu de patience, merci.