En mars, ça repart...

Pot-pourri d'images glanées ça et là, au hasard de pirsch - terme cynégétique pour dire billebaude en français - ou d'affûts prolongés ou encore de promenade sans but notoire - ça m'arrive, mais j'ai presque toujours un appareil avec moi... - Voilà ce que vous offre cette page un peu disparate.

Monopied en couleurs pastel

Je me suis permis un petite - très courte - pause au bord du lac de Bienne, dans un petit port discret où j'ai eu des images intéressantes, tout à fait par hasard. Temps pas trop sympa, gris et venteux, peu d'oiseaux, sinon au large. Sauf un Grèbe huppé pas trop farouche et une Mouette rieuse dans une pose singulière. C'est tout pour moins d'une heure sur place.

Solitaire en chasse, il - ou elle ? - s'approche lentement en brisant le miroir de l'eau plate

Juste pour se laisser tirer le portrait

Se retourne, pour changer de fond....

Retour de plongée avec un petit poison au bec

Qu'elle s'empresse d'avaler

Autre visite improvisée: arrêt de quelques minutes au-dessous d'une colonie de Hérons cendrés, établie sur de grands arbres nus. Un peu loin, et pleins de branches... M'enfin... ils sont relativement actifs et le temps est au beau...

Les couples sont sur les nids qu'ils retouchent et réaménagent

"abranchissage" maladroit à cause du vent

Déséquilibré, il repart, non sans maugréer

La plupart de ces derniers temps, je reste non loin du village - les circonstances de la vie sont inattendues... - me poste pour de longs affûts près du nid des étourneaux dont je vous ai déjà parlé - j'y reviendrai ! -

Les attentes sont dures à qui n'en a pas l'habitude. Mais la patience finit souvent par payer. Ainsi avec les visites-surprises d'une Mésange huppée assoiffée ou d'un Grimpereau des bois errant et peu farouche.

Comme un mini-prêtre coiffé de sa mitre...

Ecorce sur écorce, dénoncé par le blanc de sa poitrine et la finesse de son chant

Il ouvre le bec pour avaler une proie minuscule

Il passe d'un tronc à l'autre, de la base au sommet, systématique et assidu

En chasseur minutieux

E il y a le couple d'Ecureuils roux. Leur présence est irrégulière, mais ils s'arrêtent systématiquement au même endroit et y restent longuement. L'observation m'a fait découvrir qu'ils venaient toujours au pied du même pin... et léchaient la terre ou me prenaient de menus morceaux qu'ils manipulaient et mangeaient. En fait, j'ai remarqué qu'ils étaient sous l'endroit où, pendant l'été, le berger suspend une pierre à sel que vient lécher le bétail. La pluie a, vraisemblablement déposé suffisamment de sel pour que les écureuils s'y attardent et en profitent ! Simple...

Premier observé, le mâle, plus grand et brun sombre. On distingue la langue... il lèche la terre.

La femelle, élégante et rousse, arrive à son tour

Séance de léchage - elle et très absorbée et ne réagit jamais aux déclenchements -

Elle grignote une faîne "entre-deux"

Je l'ai même surprise, un matin et en contre-jour, à recueillir des écorces comme matériau de construction

Enfin, pour vous faire une fleur... je vous en offre une: la première apparition des Scilles à deux feuilles de mon jardin !

A suivre

Prémices du printemps