A la bourre...

Comme chaque année, mai et juin marquent le grand boom des constructions, des nichées, des mises bas, des nourrissages.... à en perdre la boule ! Ou en tous cas, à ne plus savoir où regarder, où observer, où donner de l'objectif !

Ah, le don d'ubiquité ! Un rêve hélas vain. Et comme chaque fois, il faut se concentrer sur un ou deux sujets, les épuiser - façon de s'exprimer ! - et passer aux prochains.

 

L'0BSERVATION est le grand mot du moment. On "perd" un temps fou à fouiller les environs, arbres et buissons, champs divers... pour y découvrir LE prochain objet auquel s'astreindre.

 

Et quand on a enfin trouvé... il faut encore choisir. Dure vie de photographe !

 

Céphalanthère à feuilles étroites

Les orchidées... elles sont aisées à retrouver, donc on n'y consacre pas trop de temps. En passant, vite quelques images pour assurer !

Les libellules... elles arriveront en temps voulu, sur l'étang de jardin ou dans des endroits connus. Alors là aussi... en passant !

Eclosions des Anax empereurs... sur les Salsifis d'Orient !

Ou dans les ancolies !

Sur un roseau de l'an dernier... où elle s'est hissée

Comme d'hab, j'attends les pies-grièches ! Diable, que se passe-t-il cette année, fin mai et toujours rien ! Tout à coup, ça y est, elles sont là, mais parcimonieusement ! Quelques couples s'installent déjà alors que d'autres individus arrivent seulement...

Ce retard est certainement dû aux froidures inhabituelles en mai ! Où ont-elles été bloquées ?

On ne peut rater le mâle qui a pour habitude de s'exhiber, tout poitrail blanc dehors !

La femelle, plus discrète, a commencé la construction du nid, pas trop aidée par son conjoint ! Qui préfère l'accompagner et surveiller les environs. Matcho !

Dans les pierres sèches bordant l'étang, les lézards s'ensoleillent, ceux des murailles sont nombreux alors que l'agile a mis du temps à se manifester. Un jeune mâle tout palôt m'intéresse !

Jeune mâle en train de "verdir" ?

Mais ce sont surtout le Pic noir qui m'a sur- occupé ! Pour se rendre à l'emplacement du nid: 1 heure environ... et ça grimpe, avec tout le matos sur le dos ! Faut vouloir ! Des heures d'affût pour peu d'images parce que les adultes ne nourrissent que toutes les 45 minutes ! - Heureusement, j'ai si bien aménagé les affûts que mes fesses peuvent supporter allégrement les temps d'attente. -

Et encore une heure pour rentrer...

Le jeunes jaillissent de la loge à l'arrivée - tant attendue - de la femelle. Elle les nourrit abondamment avec les fourmis enfouies dans son jabot. Les nourrissages sont rares, mais abondants

Trois affamés...que de travail !

Le jeune mâle reconnaissable à son béret rouge, du front à l'arrière du crâne

Au début, ils ne pointent que la tête, prudents et encore timorés

Puis ils s'enhardissent et observent les environs. Ici une jeune femelle. La tache rouge n'occupe que l'arrière de la tête.

Le mâle vient plus rarement que sa compagne ! Son plumage est usé par le travail réalisé lors des creusages !

Père et fils !

Encore un coup d'oeil avant de partir !

Frère et soeur ! C'est certainement la dernière image de la série... les adultes ne sont venus qu'après deux heures... ça sent l'envol !

Mais les résultats sont intéressants, de deux points de prise de vue différents, ce qui est rarissime pour une telle observation en forêt.

Donc HEU-REUX !