Sous-page, comme promis !

Le merle d'eau à plastron blanc, bien connu des pêcheurs et promeneurs, hante nos rivières jurassiennes sans trop de discrétion. Facile à observer en toutes saisons, il chante jusqu'au coeur de l'hiver, plonge allégrement bien en vue, vole au ras de l'eau, et niche très tôt dans la saison. Un original !

Chaque printemps, c'est ma première cible en tant que nicheur. Je sais quelques endroits régulièrement fréquentés et utilisés pour cacher son nid. Sous un pont, entre les grosses pierres ou sur un étai, derrière une chute... pourvu qu'il puisse amasser la mousse en une boule conséquente et y déposer ses oeufs en toute quiétude. Mâle et femelle participent à la construction, apportant divers végétaux: mousses, brindilles, herbes sèches et feuilles mortes, en va-et-vient réguliers. La couveuse s'installe et son partenaire défend le site contre tout intrus, sur un kilomètre de rivière environ. Il chante et parade en présentant son plastron blanc, tête haute et ailes vibrantes, impressionnant.

Temps d'arrêt-observation sur le haut de la chute

Après une dizaine de jours de couvaison, ils se mettent au boulot pour nourrir la nichée affamée. Becs pleins de toutes sortes d'insectes aquatiques, ils plongent, nagent et volent pendant une quinzaine jusqu'à l'envol des jeunes.

Ce qui m'intéresse cette année - j'ai déjà tant d'images de nourrissages, de parades et plongées ! - et me cause bien des difficultés, c'est l'arrivée en vol sur une pierre ou une branche-observatoire, le décollage de ce support, puis la plongée sous la chute et la sortie de l'eau - en général dans l'écume - pour se percher un temps avant de repartir en chasse.

 

Ce n'est certes pas une sinécure...

 

Alors je me permets de vous présenter, un peu en vrac, les meilleures images réalisées ces dernières semaines.

 

Que de déchets !!!

 

Freinage, pose, sur une pierre régulièrement utilisée

D'un côté ou de l'autre... il faut prévoir !

Reprendre son équilibre...

Sauter d'une pierre à l'autre...

Et hop !

Nouvel essor !

Encore une fois, merci le numérique qui permet de mitrailler sans vergogne. Les diapositives m'auraient coûté une fortune... la corbeille vomit tant elle est nourrie de ratés ! C'est qu'il vole très vite, ne décolle qu'après avoir hésité longuement en courbettes nerveuses, et toujours quand on s'y attend le moins !

 

Autre phase intéressante: la plongée dans la masse d'écume, puis la réapparition et l'envol...

 

Nerveusement éreintant !

 

Décollage !

Accélération...

Ralentir...

Freiner...

Et plonger...

Emersion...

Bref coup d'oeil alentours....

Essor

Idem en moins mouillé....

Et vol vers le haut...

Approche différente... de l'autre côté

plongeon !

Et retour....

Voilà... c'est tout !

Mais combien d'heures cela représente-t-il ??? Hein ?

Une bonne trentaine, à  vue de nez ! - assis au bord de l'eau, transis, gelé, courbatu... -

Faut être dingue, non ?