Je sais...

Mais oui, je sais ! J'ai du retard dans mes pages et on me l'a reproché ! - Hein, Kid ! - mais, comme d'habitude, j'ai des excuses... un plein panier ! D'abord : - Quand on fête son 80e anniversaire, on fête ! Et ça prend du temps et de l'énergie ! Je n'y reviendrai pas.

Cependant, comme d'habitude, je n'ai pas chômé, et des images, j'en ai ! Donc...

Le printemps a éclaté, véritablement, puisqu'en quelques jours tout a reverdi, les fleurs se sont ouvertes, les oiseaux sont revenus et se sont immédiatement mis à construire, pondre et couver... En voici quelques exemples, au hasard de mes brèves sorties, au jardin d'abord.

A peine arrivé, le Gobemouche noir chante pour se réserver un territoire.

Madame arrive quelques jours plus tard et se met au boulot. Construction et bientôt ponte...

Le Bruant jaune, qui est resté chez nous tout l'hiver, a les mêmes comportements

Et la femelle récolte discrètement les matériaux du nid

Chez les plantes, le printemps réveille les fleurs et s'occupe de la pollinisation. Pour ce faire, il connaît de très nombreux moyens et utilise les insectes ou le vent. La fleur ne sert qu'à attirer d'abord et produire ensuite. La nature crée des beautés simples et très efficaces.

Pour la vigne, d'abord les feuilles, les fleurs viendront ensuite

On a apprécié les feuilles, en salades ou en soupes délicieuses. L'ail des ours ouvre ses fleurs délicates... Superbes, non ?

La sécheresse de ce mois a permis d'observer les nuages de pollen balayés et transportés par le vent. Tout le monde n'apprécie pas forcément...

Les insectes ne sont pas en reste. On en voit partout et en pleine activité. Manger, se reproduire... deux thèmes ultra -mode actuellement . Et pour le faire au mieux, ils savent revêtir des couleurs attrayantes et utiliser des moyens surprenants de puissance.

Peut-on faire plus efficace, en rouge ? Le Pyrochre écarlate mérite bien son nom !

Sa larve se croyait à l'abri sous l'écorce... les fourmis noires ont su la débusquer et l'emmènent vers la fourmilière, sous les dalles de la terrasse. Quelle puissance ! Mais... tirent-elles chacune de son côté ???

Dans les pierres sèches bordant l'étang, les lézards sont légion. La femelle du Lézard agile – ou des souches – s'est si bien habituée à moi que je peux lui caresser la tête sans qu'elle s'en prenne et ne fuie ! Il est vrai que je lui offre un ver de temps à autre... ça crée des liens !

Quel appétit ! Mais comme elle est bien grosse, elle va certainement pondre prochainement. - ça explique... -

Ce jeune mâle est encore farouche, mais il a accepté un tronçon de lombric.

Et dans la mare, les tritons innombrables se disputent le cadavre d'un lombric égaré... Tritons alpestres pour la plupart, mais aussi quelques palmés -Triturus helveticus comme il a été baptisé -

Chacun en veut sa part... sous le regard des têtards indifférents

Triton palmé au bel appétit... Les yeux plus gros que le ventre ???

 Au terrier des renards, surveillé avec espoir, comme chaque printemps, les renardeaux ont fait leurs premières sorties. J'adore.

 Leurs yeux bleutés innocents cherchent à percevoir leur environnement, sans en distinguer les détails. Ils apprennent !

 Et là, un coup de chance comme ça n'arrive que rarement.

Ce matin- là, le vent souffle en tempête et pourtant le soleil brille. Je n'hésite pas. C'est idéal pour une approche sans se faire voir.

 A peine suis-je installé, appuyé contre le tronc d'un grand chêne voisin que je vois arriver la renarde, gueule pleine d'un je ne sais quoi d'où sort une queue... d'un campagnol quelconque. Elle arrive au terrier d'où jaillissent immédiatement les jeunes. Ils la saluent, elle dépose ses proies et ils y goûtent à peine, car ils la harcèlent déjà pour une tétée. Elle reste debout et surveille les environs, sans jamais tourner la tête dans ma direction. Elle ne m'a pas du tout détecté et le bruit du vent l'empêche d'entendre les déclenchements. J'en profite. À fond. Quel spectacle, encore une fois. Le coup de bol, le gros lot !

 Après presque trois quarts d'heure - mais oui ! - elle décide de s'en aller. Les renardeaux la suivent un temps, mais elle se retourne et leur fait comprendre qu'ils doivent retourner au terrier. Quelle autorité ! Ils y retournent et disparaissent.

 Le lendemain, j'y retourne pour quelques portraits... Ils ont bien là et posent...

 J'y retournerai plus tard... pour l'instant, ça me suffit !

 

Discrète, dans l'herbe déjà haute...

Les jeunes ont jailli du terrier

Elle reste attentive

La tétée dure longtemps, mais elle est très patiente

Fin du spectacle. Elle s'en va, intimant l'ordre de retrait, immédiatement obéie. Quelle autorité !

Regard myope sur le monde...

En réalité, ils sont quatre !

A suivre sur une sous-page à venir, j'ai à rattraper un certain retard !