Printemps et météo aléatoire...

On a, chaque année, une fâcheuse tendance à considérer que les premiers beaux jours d'avril marquent le début de la belle saison... Que nenni ! Le dicton qui dit – c'est la moindre des choses qu'il dise... - ou qui prétend qu' « en avril, n'ôte pas un fil » touche à la vraie réalité – peut-il y en avoir une fausse ??? - Giboulées d'avril est un autre terme pas du tout galvaudé puisque la météo passe du soleil au retour de neige, du foehn à la bise glacée dans des laps de temps très courts.

C'est ça, AVRIL !

Que de nuances de gris....

Illustrer ces conditions est facile. Il suffit de se lever tôt – mais il faut se lever ! - et de dégivrer les vitres de la voiture, pour tracer la route de chez soi à Raimeux – pour ceux qui habitent dans ma région ! - Chaque matin est une découverte. Si le brouillard stagne en fond de vallée, ne pas hésiter à monter le plus rapidement possible pour voir le lever du soleil – et c'est tous les jours, comme disait Coluche ! -

Là-haut, la neige peut être grisâtre à cause de nuages élevés – et mal élevés ! - ou rutilante sous le soleil, selon les jours. Ainsi...

Cette vieille cabane en ruine – comment tient-elle encore debout ? - Est-il nécessaire de commenter? Ou bien la découverte du panorama jurassien, ou bien encore ce vieux hêtre mort – que connaissent bien les plus courageux du Photo club Moutier ! -

C'est le lendemain...

Squelette !

Je me permets d'ouvrir une parenthèse « chevreuils «  parce que c'est le bon moment pour les voir sortir de leurs retraites hivernales et venir goûter à l'herbe neuve des pâturages. Bois en velours ou déjà dénudés, ils se tiennent en groupes, la plupart du temps.

Nouvelle neige-surprise en montagne...

Beau groupe en fond de vallée, au lever du soleil. Ils ont passé la nuit dans les champs, comme en témoigne le givre accumulé sur les dos. Ils étaient 11 ce matin-là !

Belle lumière !

Et ils n'étaient pas seuls !

Quelque cinq cents mètres plus haut et un peu plus tard, un superbe brocard se lève d'un bosquet où il s'était planqué, traverse le pâturage enneigé, sans m'avoir vu, et se met à courir aux premiers déclics. Puis il s'arrête pour voir... Merci.

En pleine forme !

Fuite au petit galop

Et arrêt, pour voir...

En seconde partie, je découvre les mêmes alors qu'ils se reposent dans la labours du Seeland en plein midi et se lèvent pour traverser les prairies entourées de plastiques... Quel paysage surprenant pour celui qui a l'habitude de les voir en montagne. Cette journée-là était consacrée au lac et aux marais où il n'y avait pas grand'chose, sinon les innombrables cygnes tuberculés – 85 entre le port de La Sauge et l'embouchure du canal !!! - et les foulques macroules teigneuses ! Juste un martin-pêcheur apportant un poisson à sa femelle et qui s'est arrêté juste où il fallait. Ou, plus loin, une alouette des champs sur fond de plastique.

Repos et confiance. Hélas, la chaleur fait vibrer l'air et le flou est inévitable

Charme du paysage seelandais...

Alouette sur plastique...

Envol matinal

C'est du sérieux !

Pause et pose

En rentrant, arrêt-photo botanique avec les fleurs printanières des hauts de La Neuveville. Quel bonheur ! - et c'est chaque année ainsi, je ne résiste pas. -

Hépatiques à feuilles rondes

Scille à deux feuilles

Et Erythrone dent-de-chien, la plus belle de toutes !