6 juin 2020

Chose promise... et je tiens parole.

Il est là... enfin ! Et manifeste sa présence de diverses façons par des mimiques et parades particulières

La pie-grièche écorcheur m'a déjà apporté tant d'images, d'observations et de moments d'intimité que je ne sais quelles nouveautés elle me permettra encore de découvrir. Et pourtant je ne résiste pas. Dès le moi de mai, je ne tiens plus en place, je parcours les domaines où je sais - ou j'espère... - la trouver. C'est que l'oiseau est fidèle à ses biotopes. En principe, je sais sur quel buisson d'aubépine je vais découvrir le mâle, haut perché et bien visible pour proclamer sa présence sur le territoire qu'il va défendre à tous intrus, intra- ou extraspécifiques. La femelle arrivera plus tard - très peu ! -

Nettement plus discrète que le mâle, elle aussi plus terne et camouflée. Robe brune, foncée sur le dessus et plus claire dessous, marquée de lumules fines

Cette année, ma première observation date du 17 mai. Arrivée tardive, mais pas anormale. Elles peuvent s'échelonner entre le 1er et le 20 mai.

Perchée bien en vue - c'est rare - la femelle quémande mendie à la façon des oisillons affamés. Sollicitation au mâle.

Il lui apport un grillon

Le mâle la courtise assidûment, elle résiste au début, comme il se doit... Mais les proies qu'il lui offre régulièrement suffisent à l'amadouer. Les échanges sont attendrissants - opinion très personnelle ! -

Tout en douceur...

Il semble heureux...qu'attend-il de plus ?

Elle se retourne, examine la proie...

Et l'avale....

Pas facile...

Un couple heureux !!!

La femelle va visiter le secteur défini par le mâle, mais c'est elle qui choisit l'emplacement du nid. Dès lors, c'est elle qui se met au travail, toujours en grande discrétion. Il l'accompagne souvent et collabore parfois - c'est très individuel !- en apportant quelques matériaux. Cependant, il la suit dans tous ses déplacements et les offrandes de proies conduisent souvent à des accouplements précédés de parades particulières. Il chante rarement, mais n'est pas avare de cris grincés.

Dés la fin de la construction, elle pond et couve quand la ponte est complète - 6 oeufs en général -

Aujourd'hui, elle est sur ses oeufs ! J'attends la suite !

Dépeçage d'une proie - un grillon - en le maintenant avec une patte. Remarquez la puissance du bec !

Je dois avouer que le mâle dont je vous parle est on ne peut plus sympa. Il ne craint pas la présence de ma voiture, même très proche, ce qui me permet des prises de vues sans grandes difficultés, si ce n'est la longueur des absences qui met ma patience à rude épreuve. Mais il se laisse protraiturer lorsqu'il se toilette longuement ou décortique les proies qu'il vient de capturer, avant de la avaler ou de les porter à la couveuse. Je peux aussi assister au rejet de pelotes, ces restes de proies non digérés qu'il expulse d'un mouvement très particulier. Parfois, il arrive avec une proie - ici une araignée - la saisit d'une patte, éjecte une pelote, puis reprend sa proie et l'avale.

Séquences de toilettage

Systématique et très stéréotypé

Les différentes phases se suivent dans un ordre strict

Pause. Il ouvre le bec comme pour bailler, mais attention....

C'est pour expulser une pelote de réjection

Hop, c'est fait !

Il reprend la proie qu'il tenait d'une patte, et l'avale...

Pas facile !!!

Une araignée...

Et re-pelote !

Et dix de der !!! - ça c'est fait !!!

La suite à venir... A bientôt !