Spéciale chamois, encore et comme promis

Quand on aime, on ne compte pas ! Le vieil adage reste valable ! Fréquenter une espèce, pour un photographe, c'est vouloir en connaître tous les comportements, toutes les habitudes, voire tous les individus. Et pour atteindre ces objectifs, il faut y être, y être encore pour SAVOIR !

La base des études comportementales - éthologie - est le groupe de questions: QUI ? FAIT QUOI ? QUAND ? COMMENT? POURQUOI ?

Et pour y répondre, il n'y a que la patience et la présence régulière.

Le grand bouc et son prince,en toute quiétude

C'est ainsi qu'on peut espérer approcher, voire être toléré par une espèce. Toléré... difficile pour le chamois, en pays de chasseurs ! Approcher, ça s'apprend. Avec l'expérience, je sais et je peux - la plupart du temps, soyons modeste. -

Ainsi ai-je pu assister de près, - de très près puisque j'étais assis dans l'herbe en lisière de forêt, après les avoir lentement laissés s'habituer à ma présence et aux déclenchements -aux ébats et cabrioles des cabris - eh oui ! -

ça commence par quelques sauts-surprises, en solo

Toute la harde habituelle, au complet, paissait en toute sérénité. Le grand bouc, toujours accompagné de son prince, ruminait, couché au soleil. Subitement, un cabri s'est mis à sauter et courir en tous sens. Enfin, la scène que j'attends depuis si longtemps !

Il s'est excité à tel point que les autres l'ont imité sans conviction. Il a poursuivi ses exploits en solitaire, mais avec énergie. Un régal pour moi qui mitraillais et mitraillais encore.

Merci au numérique qui permet d'accumuler des images sans réserve.

Un festival !

Essaie-t-il de motiver ses amis ?

Elévation....

Décollage et bascule

Et atterrissage plus ou moins réussi ! Il n'a pas réussi à convaincre, apparemment !

Peu importe, on remet ça !

Avec des figures plus élaborées...

Et des atterrissages différents...

Mais il paraît ravi de ses performances !

Subitement, tout le groupe fuit, les cabris, regroupés en lisière, surveillés par une chèvre, s'en vont. Le spectacle est terminé. mais quels souvenirs, dans la tête et dans la boîte !!!

Sagement regroupés, attentifs...

The end ! Comme on dit dans les films américains !!!

Quelques jours plus tard, j'ai la surprise de surprendre le groupe dans la forêt. Ils ne m'ont pas vu enjamber la barrière et paissent, tranquilles. Impossible de tous les voir, il y en a partout. D'où grosse difficulté d'approche sans se faire détecter. La lenteur est de mise et il me faut un bon quart d'heure pour avancer d'un dizaine de mètres. Le gros bouc est le plus proche et m'offre des opportunités de portraits et de plans divers. Un cabri sort sur le chemin, dans un spot de lumière magnifique. Puis le bouc monte, traverse lui aussi, mais le spot s'est éteint. Il broute des feuilles de rosiers, sans se soucier des épines.

Peu de lumière, hélas, il faut monter dans les ISO

Le grand bouc en sous-bois

Superbe, non ?

Le spot ! et la pose !

En lumière mitigée... il s'est arrêté un temps

Il s'affaire à brouter les feuilles d'églantier

Et me laisse avancer encore d'un pas

Le lendemain, même surprise, même approche et encore le bouc, dans une lumière de sous-bois...

On me gâte... et j'en profite.

Sous-bois un peu trop dense à mon goût... m'enfin !

Là, c'est mieux !