Première attaque de l'hiver...

Il a neigé sur les hauteurs, l'hiver part à l'assaut ! Immédiatement la résistance s'organise: pulls, doudounes, gants, toute la gamme des accessoires de défense personnelle surgit des armoires.

Sans oublier les pneus-neige !

Le matériel, quant à lui, est étudié pour résister et ni la neige ni le gel n'ont d'influence, à part sur les batteries. Un jeu de réserve dans les poches n'est jamais de trop.

Pour les marches d'approche, pas de problèmes, l'exercice réchauffe. Les affûts, c'est autre chose et il vaut mieux s'équiper. Même les affûts-voiture sont réfrigérants à cause de la fenêtre ouverte, les images prises à travers les vitres étant désastreuses.

Neige, givre, soleil naissant, tout y est !

La couche de neige fraîche, à Raimeux, n'est pas conséquente, mais le givre a plâtré les arbres et l'herbe gelée crisse sous les pas. Les paysages sont changeants et le spectacle est sans cesse renouvelé. Matins nuageux, brouillards mouvants, à diverses altitudes... J'aime quand il déborde du Plateau et se déverse par-dessus les crêtes, je ne m'en lasse pas ! La bise ou le vent modifient constamment les formes des nuages qui cavalent au-dessus des plissements jurassiens. Et lorsque le soleil boude, les perspectives se déclinent en nuances de gris.

 

Des kilomètres de Niagaras

Comme un troupeau de moutons fous...

que le soleil rasant illumine et colore.

Nuances de gris...

Sans commentaire

Des rencontres, bien sûr ! Et à cette époque, les amours des renards les font apparaître plus souvent que d'habitude, en chasse ou en quêtes de rencontres. Les distances parcourues par le mâle sont conséquentes.

Et quand mâle et femelle se rencontrent - ce qui est rare de jour ! - le spectacle est surprenant. Elle se tapit au sol, comme indifférente. Il s'approche prudemment, tourne en cercles toujours plus proches, et effectue une curieuse danse de séduction. Elle se lève et s'en va... il la poursuit en lui mordant les pattes arrière... et ils disparaissent dans la forêt !

 

Apparition en lisière

Parcours systématique de son territoire

Quête inlassable de nourriture ou de partenaire...

Elle s'est tapie, mais reste attentive

Rencontre, enfin. - Dommage, ils se sont éloignés ! -

L'approche "dansante"

Plus près encore...

Et attaque des pattes postérieures... - surpris, je n'ai pas eu le temps de peaufiner la mise au point... -

Et encore... avant de disparaître...

Comme d'habitude, la chance est nécessaire au photographe !

Comme je passe près d'une série de vieilles souches, je vois s'envoler un Pic noir. Il était en train de creuser et le bois et le sol pour y trouver les fourmis dont il raffole. Quelques cris miaulés m'indiquent qu'il n'est pas posé très loin. Je me parque derrière des grumes... et attends ! Attendre... le maître-mot de l'affût, toujours accompagné de "espérer" et espérer encore.

Bien m'en prend: il arrive, se pose contre un poteau tout proche, tape quelques coups, puis en séries et observe. Envol... et pose... sur une souche trop éloignée pour une bonne image !!! Après quelques coups de becs, il retourne au poteau, tambourine encore, et vient enfin se poser là où je l'espérais. Il se met à creuser, à grands coups de bec qui font gicler les copeaux et la terre qu'il éjecte en violents coups de tête latéraux.

Indifférent au déclenchement, il se donne en spectacle et je mitraille. Jusqu'à ce qu'une voiture...

Le chauffeur ne m'a même pas vu, il roulait trop vite !

Crétin !

Temps d'observation !

Au boulot ! On peut voir - avec attention - les copeaux gicler

Il a mangé et reprend son observation

En se signalant par ses curieux "tieuhhh" si caractéristiques

Autre rencontre matinale: un brocard... sans bois ! Seules deux bosses rappellent la ramure, mais c'est bien un mâle, son pinceau en fait foi !

C'est avant le lever du soleil... merci les Z'iso !