De tout un peu.

De tout un peu.

Comme le temps, - plus variable que ça, tu meurs ! - Pluie, sec, froid, canicule, tout un mélange d'humeurs peu compréhensible ! Il faut s'adapter et sortir lorsqu'on le peut, pour le jardin à entretenir ou pour glaner quelques images disparates.

Je vous présente donc un patchwork de saison, sans fil conducteur et en désordre. Pardon !

 

De plus en plus sombre...

Chamois tout d'abord : ils sont de plus en plus foncés, leur robe s'assombrissant au fur et à mesure de la pousse du poil d'hiver. Ainsi le gros bouc que je retrouve régulièrement dans le même secteur, placide et tranquille. Il semble supporter mes approches – très discrètes, c'est vrai – et mon immobilité. Mes clics ne le surprennent plus ! Gare à lui, l'ouverture est proche. Saura-t-il faire la différence entre le photographe pacifique et l'autre, nettement plus dangereux ? J'aimerais tant le retrouver au temps du rut, en pleine forme et prêt à transmettre ses gènes.

Une femelle fatiguée s'est couchée et bâille... Assister à ce genre de comportement est plutôt rare !

Les hirondelles se rassemblent, signe de migration proche. Elles sont souvent nombreuses sur les fils de la voie ferrée, plus rarement elles occupent une façade bien exposée. Ainsi à Belprahon où elles aiment profiter de la situation très favorable de cette maison. On peut y observer, à part les vols de chasse, quelques nourrissages « en famille ». Alors que, dans un village voisin, les adultes nourrissent encore au nid ! Troisième nichée ?

Merci au propriétaire qui m'a prévenu !

Va-et-vient continu !

Scène de famille... dispute ou nourrissage ?

Encore au nid ? Faudrait voir à se dépêcher...

- Bon, j'ai compris, j'y retourne...

Le héron habituel poursuit ses chasses en bordure de route. Si on s'arrête, il s'envole, si on passe, il poursuit sa quête. Pour la photo, il faut ruser !

Prudence...

Peu banal : on m'apporte un Martin-pêcheur accidenté, trouvé sur la route à Moutier. Victime d'un fil électrique mal négocié ? D'une baie vitrée invisible pour lui ? Son aile gauche est inemployable, mais sinon il est en pleine forme. Le véto pourra-t-il le réparer ? A suivre. En attendant, j'en tire quelques portraits. Sur un tournesol, c'est pas souvent, non ?

L'oeil est vif... bon signe ! Une femelle à cause du rouge à la mandibule inférieure.

Spécial !

Mais c'est le monde des insectes et des araignées qui retient le plus mon attention.

Un gros bourdon terrestre butine, plus loin c'est un syrphidé, l'Eristale interrompu. J'aime ces mouches imitant des guêpes pour avertir les éventuels prédateurs d'un danger... en fait inexistant !

Bourdon terrestre, un des plus gros !

Eristale... pourquoi "interrompue" ?

Les criquets stridulent et j'aimerais illustrer leur façon de procéder. Les pattes postérieures utilisées comme archets frottent le bord de l'aile, provoquant cette vibration si particulière. Mais, sitôt qu'on approche, ils cessent leur musique. Il faut attendre, attendre et attendre. Avec un peu de chance, ils reprennent leur mélodie. Mais... Si la vitesse d'obturation est trop grande, on ne voit pas le mouvement des pattes et si elle est trop lente, il y a risque de bougé !!! Un truc cependant : si les tarses sont posés sur le support, c'est qu'il ne les utilise pas comme archet. En revanche, si il les relève, c'est signe de musique ! Simple non ?

Les pattes postérieures ne sont pas très nettes, signe de mouvement ! Il stridule.

Observez les tarses postérieurs... ils ne sont pas posés... il striDule encore.

Une Grande sauterelle verte mâle s'est posée et nettoie ses antennes, puis lisse ses ailes froissées.

Toilettage des pattes postérieures

Lissage et mise en place des ailes...

Peu banal non plus : Une Epeire diadème mâle en déplacement. Il monte sur une herbe sèche, s'arrête un temps pour sécréter un fil qu'il laisse aller dans le vent jusqu'à ce qu'il se colle à une autre herbe. Il s'y accroche, descend et passe ainsi d'une graminée sèche à une autre... poursuivant le même manège. Où va-t-il ? Ses chélicères - appendices buccaux - hypertrophiés en massue contiennent les spermatozoïdes qu'il tentera de transmettre à une femelle – bien plus grosse que lui et qu'il s'agira d'amadouer... Moeurs particulières et danger d'être dévoré !

La croix est bien là, c'est le mâle, plus fin et plus petit

Ses chélicères, organes reproducteurs en l'occasion, sont comme deux gants de boxe...

C'est le Tarzan des araignées, utilisant ses fils comme des lianes...

Voilà... il y a toujours quelque chose à faire.... Alors au boulot pour la suite et à bientôt !