J'exagère... je sais !

Encore des chamois... décidément c'en est trop !

Je vous entends et vous imagine, râlant devant vos écrans... Mais je suis têtu et je ne renoncerai pas !

Chez moi, pas de cerfs bramant, pas de grands félins feulant ou rugissant, pas d'animaux impressionnants par la taille ou la puissance... Je me vois forcé de me contenter du chamois.

Il n'est pas rare, facile à approcher, tolérant et plutôt tranquille. Il vit en hardes parfois importantes, territoriales, composées de femelles et de leur progéniture, éterles des années dernières et cabris de l'année. Quelques jeunes boucs restent parfois attachés à la troupe, les plus âgés errant en solitaires.

Rencontre au premier soleil, un cabri en fourrure

Et la mère en silhouette

Je ne l'avais pas vue, cachée par le talus...

Elle broute, tout en me surveillant

Plus loin, à l'ombre, une femelle aux cornes très écartées en V

Que demander de plus ? Généreux, il offre des comportements variés et intéressants au fil des saisons.

Actuellement, le rut bas son plein. Il a commencé dès septembre déjà, s'est un peu calmé pendant la période de chasse - forcément ! - et a bien repris dès mi-octobre. Actuellement cependant, on commence à percevoir des signes d'essoufflement et les accouplements se raréfient.

Un bouc surgit de la lisière. Flancs mouillés... encore en rut !

Il descend pour approcher les femelles...

Nerveux, il s'approche

Flehmen, analyse d'urine...

Les boucs, encore très excités s'agitent beaucoup tentant de poursuivre et rameuter les fuyardes de moins en moins soumises. Certains sont encore marqués de l'urine dont ils s'inondent les flancs et ils grimacent tant et plus en flehmens désormais inutiles. Les hormones femelles restent muettes, toutes les.analyses sont négatives. Plus de courses folles, plus de poursuites débridées... La fatigue pousse à l'économie. Seuls quelques jeunes boucs s'évertuent, les dominants ayant déjà rejoint leurs retraites secrètes.

Il marque les herbes mortes de ses glandes ad hoc

Démarrage foudroyant pour tenter de ramener une femelle volage, la terre gicle !

Peine perdue, il retourne en forêt

Dénoncée par son ombre, une femelle se dissimule !

Elle suit le mâle du regard...

Mais elle m'a vu et reste calme en m'observant

25 novembre: Ce matin, le brouillard a givré les pâturages, le soleil se lève sur un paysage pré-hivernal. Un groupe paît tranquillement, se contentant d'un déjeuner d'herbes gelées. Le bouc a quelques véléités de rut... mais se remet à brouter.

Pour le photographe, il faut attendre l'hiver et la neige pour rêver d'images nouvelles.

Patience !

Quelques pâles rayons commencent à illuminer les arbres

Sérénité !

Encore une fois.... en vain !

Allez, on s'y remet ! Frôlés par une lumière rasante.