Sous-page, comme prévu !

Pour la seconde page, deux séries pour lesquelles j'ai pu consacrer un peu de temps, à cause de ou grâce à ce hasard des rencontres qui font la joie du photographe.

Le mâle, de type "ramoneur" avec miroir blanc sur l'aile

Un couple de Rougequeues noirs nourrit, toujours au même endroit et leur manège me permet de découvrir des oisillons fraîchement sortis du nid. Ils se sont réfugiés dans un amas de branchages où les adultes viennent les nourrit. Leurs cris incessants d'affamés les dénoncent aisément. Ils y restent deux jours et je me régale.

L'un des jeunes, moucheté, queue courte, bec souligné de jaune - pour indiquer aux parents où ils doivent introduire la becquée !!! -

En attendant… une petite toilette et remise en ordre du plumage

Deux jours plus tard...

Et la réponse du mâle aux suppliques de l'oisillon !

Il s'habitue à ma présence… curieux !

Rencontre matinale remarquable : alors que le brouillard traîne en fond de vallée, ( j'aime profiter de la zone « entre-deux », là où la grisaille est percée par moments par un pâle soleil.) La lumière hésite et varie sans cesse, offrant des opportunités intéressantes. C'est là que je photographie les églantines ou les orchis pyramidaux – ou pyramidals ? Comme je l'ai déjà vu... - tout sublimés par des lumières particulières. Et soudain...

En contre-bas, une chevrette sort de la haie. Elle est suivie d'un faon que je ne remarque pas tout de suite. Tout petit, tout mignon... - Ohhh, un bambi ! Se serait écriée un dame émotive... -

Elle s'avance dans l'herbe haute, disparaît derrière un buisson, réapparaît peu après et s'approche un peu. La lumière change, je mitraille. Le petit lève haut les pattes pour avancer, ou saute avec élégance. Elle s'arrête, le lèche un temps, il tète un peu, et ils repartent, s'approchant encore. Un régal, un moment de grâce, le coup de bol comme il en faut de temps à autre.

Tout à coup, elle se retourne et s'en va par bonds rapides, le laissant là, tout seul. Il disparaît dans le végétation, il s'est couché, comme il doit le faire, confiant dans la discrétion et son absence d'odeur. C'est la vie de faon, c'est ainsi qu'il survivra – si tout va bien ! -

Peu de lumière…

Ils se sont approchés, la lumière s'améliore

Stop… photo de famille ! On pose...

Notez sa façon de lever les pattes…

Normalement, il la suit de très près !

Mais parfois, il a pris un peu de retard, qu'il compense immédiatement

Et de loin, cette fois !

Elle s'en va en quelques bonds. Comment l'a-t-elle prévenu ? Mais il a compris et s'est couché. Où ? Je le laisse à son immobilité. Question de survie !