Comme promis, suite et fin - provisoire - du dossier Crécerelle.

Les matins et les heures d'affût se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Bien sûr, les arrivées et départs des adultes qui viennent nourrir m'ont causé des tas de problèmes de netteté et de positionnement de la voiture, de lumière et de son absence, tous ces petits riens qui font de notre hobby une torture momentanée.

Les jeunes ont atteint la taille adulte, à part peut-être les longueur des ailes et de la queue... mais ça ne se voit pas !

Les jeunes ont grandi, ils occupent à tour de rôle de devant du nid, tout occupés qu'ils sont à attendre les nourrissages en se toilettant ou se disputant. Les problèmes hiérarchiques sont réglés en relative douceur - je ne vois pas ce qui se passe DANS le nid ! - La femelle est régulière à l'entrée du nid où elle ne s'attarde pas.

- Je peux prendre ta place ? - Non !

Jusqu'à ce matin, lorsque, à mon arrivée, je constate que deux jeunes sont hors du nid et se promènent, l'un sur le toit d'un hangar et l'autre sur les stères de bois mis à l'abri sous le toit. Longues périodes à ne rien faire, entrecoupées de déplacements souvent maladroits, à pattes. Les ailes sont bien utiles pour maintenir l'équilibre et stabiliser les mouvements. Les trois derniers sont encore au nid où ils se bousculent parfois et j'attends le moment où l'un d'eux tombera ! Vain espoir.

Périlleux exercices de déplacements...

Et ce chéneau qui glisse...

On prend de plus en plus d'assurance ! Au pas-de-l'oie...

On pousse et on se bouscule...

Tombera... tombera pas ?

Le lendemain et les jours suivants, je les retrouve tous les cinq, volant du toit de la grange aux chênes voisins, ou retournant parfois au nid pour une brève visite. Le mâle vient les nourrir, abandonnant rapidement une proie à l'assaut des jeunes affamés conquérants. Les disputes sont brèves, mais sonores. Il entre au nid vide une seule fois.

Une belle capture...qui ne restera pas longtemps entre ses serres....

Fin de la toilette et ébouriffement pour remettre de l'ordre dans le plumage

Mendicité sonore et agressive dès qu'il voit un adulte arriver

C'est pour moi l'occasion de m'essayer à la photo de vol et de mouvements. Souvent les jeunes se perchent sur le toit pour patienter ou se toiletter. Heureusement qu'ils vont de plus en plus souvent à terre pour chasser de toutes petites proies - ? - puis s'aventurent dans l'herbe haute où ils disparaissent.

A deux, parfois trois.. comme des poules !

Simulacres d'attaques

Les progrès sont évidents !

Contrôles... décollages et atterrissages !

De plus en plus sûrs !

C'est bon !

Et hop !

- ça s'en va...

- Et ça revient....

C'est la fin, ils s'éloignent, toujours plus loin, se perchant sur les toits du village ou dans les grands arbres voisins. L'affût devient par trop aléatoire. J'abandonne...

Merci ! ce furent de magnifiques moments !