C'est le printemps...

Saleté de Coronavirus !

En principe, le photographe animalier n'éprouve guère le besoin de travailler à plusieurs ! Il échappe donc aux interdictions de regroupements !

Une tente affût à volume limité, un abri ras-du-sol qui torture les vertèbres, un affût flottant dans lequel on se gèle les pattes, une tenue de sniper hyper-camouflée, avec le risque qu'un passant vous urine sur le téléobjectif... Les moyens sont multiples et variés. A chacun sa méthode.

 

Pour ma part, je préfère un filet léger et l'immobilité, assis sur un sac-siège ou une souche accueillante. A la rigueur, la voiture ! On y est protégé du vent et du froid, quelques filets suffisent à ne rien révéler de ce qui se passe à l'intérieur, on y est bien assis et on peut prendre des notes, dessiner.... Un confort bienvenu lorsqu'on a atteint cet âge-là !

 

Et tout ça dans la solitude la plus complète. Ni distance à respecter, ni postillons à craindre et éviter... c'est sans risques. Un peu égoïste... j'avoue !

 

Ce sont ces moyens qui me permettent de vous offrir des images

 

 

Premiers rayons et ombres qui s'étirent...

Derniers rayons sur la hêtraie

Rasant un grand hêtre solitaire

Les températures quasi estivales de ce printemps inhabituel apportent tout un lot de surprises. Les retours inattendus d'oiseaux trompés par les conditions anormalement favorables, signalés par les chants des Grives draines et musiciennes, Rougegorges familiers, Rougequeues noirs, Pouillots véloces et même Fauvettes à tête noire ! J'ai même observé une Hirondelle de fenêtre esseulée, un Accenteur mouchet et quelques Roitelets à triple bandeau ! Tandis que deux Pinsons du Nord un peu perdus se mêlaient aux Pinsons des arbres et Verdiers, à la mangeoire.

Que de surprises !

Un Pouillot véloce égrène ses strophes répétitives

Les Allemands l'appellent Wintergoldhähnchen, le Roitelet huppé est plutôt hivernal...

Le Sommergoldhähnchen, Roitelet à triple bandeau arrive plus tard

Le Bruant jaune passe inaperçu en hiver. Dès les beaux jours, il se manifeste et chante.

Goldhammer... le Buant doré !

Je ne l'avais plus observé chez moi depuis plusieurs années. Il est revenu ! L'Accenteur mouchet, discret. On l'appelait le Traîne-buissons

Pour ce qui est des fleurs, pas besoin d'aller loin. Les plus simples et les plus ordinaires sont si belles !

En passant, l'Epine noire aux corolles si blanches ! Une simple mousse accrochée à un vieux mur offre un camaïeu sur lequel il faut savoir se pencher.

Epine noire. Il suffit de l'approcher...

Toute une armée... il suffit de se pencher... Ce sont les urnes de Polytric

Plus près encore

Sur les chatons de saule, riches de l'or du pollen, les papillons se succèdent, avec les diverses abeilles et quelques bourdons

 

La Petite tortue

Robert-le-diable ou C-blanc

Et le Paon-du-jour

Les chevreuils ont leurs habitudes et on peut les rencontrer - sans jamais pourvoir l'assurer ! - aux mêmes endroits. Il s sont territoriaux. Cependant les différences de pelage ou de comportements sont remarquables. Ainsi cette chevrette, mère de famille, repousse violemment sa propre fille ! Le brocard traverse le groupe sans y prêter attention. Chacun pour soi . Mais la mue commence d'attaquer le pelage d'hiver et n'embellit pas la femelle !

 

C'est sûr... il s'agit de deux chevrettes ! La petite queue en fait foi

La mère est plus grande

Un mouvement brusque de la tête... la menace suffit à faire fuir la fille ! Intolérance

Le brocard passe...

La chevrette s'approche... Finie la belle robe hivernale ! Le pelage se détachera par plaques inesthétiques...

C'était le soir, la lumière avait faibli... derniers moments !