Comme promis !

Après vous avoir alléchés avec quelques images de chamois en pré-rut, il faut que je précise et que je complète.

Ce matin-là, le brouillard traîne dans la vallée, pas très épais, mais bien présent. En haut, il hésite à rejoindre le ciel gris et m'envelopper dans l'opacité. Le soleil pâlichon lutte pour s'imposer, y réussissant parfois, sans grande conviction !

Déjà deux chamois sur la route, en montant, puis un petit groupe en lisière, peu convaincus et pas du tout convaincants ! Je marche jusqu'à un de mes postes d'affût. Rien ! Après un temps, une chèvre sort de la lisière, s'aventure dans le pré et se met à brouter, tranquille. Elle est bientôt rejointe pas tout un groupe. Ils sont bientôt 5 femelles, 5 cabris, 3 éterles et surtout deux boucs de belle taille ! Crinières noires bien marquées, ils en imposent par la taille et dominent le troupeau. Soudain, l'un d'eux se met à cabrioler comme un jeunet, se lançant en l'air et se laissant retomber dans l'herbe mouillée.- hélas la lumière n'est pas top ! -L'autre semble indifférent. La harde est alertée, on les devine tendus. Un des boucs s'avance vers le groupe des jeunes et ouvre la gueule en flehmen – analyse des phéromones femelles – Le calme revient.

Tension !

Deux beaux boucs !

Le saut... un coup-de-fou !

Les cabris ne sont pas très impressionnés... apparemment !

Il vaut mieux s'éloigner un peu... prudence !

Les deux mâles broutent de concert, mais se surveillent et tournent l'un autour de l'autre, comme pour se jauger. Soudain l'un attaque brutalement et poursuit l'autre, soulevant une gerbe de gouttes. Fuite et poursuite, puis retournement, l'attaqué devenant attaquant. Et c'est reparti avec hargne et violence. Ils s'arrêtent brièvement... et reprennent de plus belle. Qui sera dominant ? Qui sera maître de la harde ?

C'est parti d'un coup, soudainement...

Quelle puissance !

Et ça dure plusieurs minutes ! Presque sans pauses.

Le calme est revenu. Cependant, lorsqu'une chèvre s'approche, elle prend une posture de soumission très particulière devant le bouc qui se redresse. Elle s'approche encore, jusqu'à lui toucher le museau. - je pense immédiatement au dessin de Robert Hainard – Mammifères d'Europe, vol.II, page 111

Dominant et dominée - consentante ? -

L'autre bouc joue les indifférents !!! Pas de taille !

Et tout se termine dans un calme parfait, jusqu'au moment où une vieille femelle se dirige vers la forêt, emmenant toute la troupe. Les gamins les plus turbulents restent un instant sur la falaise... m'offrant un simulacre d'accouplement ! Jeux des vilains !!!

La vieille se retourne, outrée ! - note et impression personnelle du rédacteur ! -

Panoramique sur les cabris au repos !

Jeux...

- Non, mais... - avec un regard un peu amusé tout de même ! -

Pour couronner la matinée, un couple de chevreuils passe en courant, s'arrêtent un temps avant de disparaître derrière le mur en pierres sèches. Je ne refuse pas !

La chevrette d'abord

Et le brocard, magnifique !

Ah, j'allais oublier ce Traquet motteux en migration, perché sur la barrière en bordure de la route dans une belle lumière matinale !

Plumage d'automne !

Retour au jardin où Verdiers et Chardonnerets se sont donnés rendez-vous sur les tournesols.

Voilà une matinée bien remplie !

Bien établi !

Ils se succèdent...

Et se tolèrent parfois !

C'est la première fois que je remarque qu'il sait utiliser la patte pour tenir la graine, comme une mésange. Le verdier ne sait pas le faire ! - ou bien ai-je raté une observation ??? -